CESTI ou à l’école des blogueurs

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Affiche Cesti. crédit: Behem

 

L’Université Cheick Anta Diop (UCAD) du Sénégal abrite en son sein une institution qui forme des étudiants venus de plusieurs pays d’Afrique au métier de journalisme. Le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) créé en 1965 par le gouvernement du Sénégal avec l’appui de l’UNESCO, et des coopérations canadienne et française se veut panafricaniste. C’est la raison pour laquelle, pour chaque promotion, un quota est ouvert afin d’accueillir des étudiants de la sous-région ouest africaine.

L’école intègre en son sein plusieurs modules et forme à tous les métiers du journalisme. Dans sa politique globale de technologie de l’information, le CESTI a récemment recruté un Sénégalais vivant en France afin de répondre aux enjeux des Technologies de l’Information et de la Communication (en abrégé TIC) dans le monde du journalisme.

Le Docteur Mamadou Ndiaye présente le programme …. [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/88119479″ params= »color=ff6600&auto_play=false&show_artwork=true&show_playcount=false&show_comments=false » width= » 100% » height= »81″ iframe= »false » /]

 

Un aspect de cette formation a attiré l’attention du mondoblogueur que je suis, c’est que dans sa formation, le CESTI intègre un module sur le blogging. En effet, « chaque étudiant depuis la première  année est obligé d’entretenir un blog et un compte Twitter pour le micro-blogging. En deuxième année, l’accent est mis sur l’importation de vidéo et la mise en ligne de son depuis Soundcloud. Il en est de même de la couverture d’événements avec Cover It Live », nous confie le Dr Ndiaye. En troisième année, les étudiants sont mis dans des conditions de rédaction. Non plus sur leur blog qu’ils ont eu l’habitude de gérer eux-mêmes (comme Ziad Maalouf et l’équipe de Mondoblog le fait) mais sur le blog de l’institut avec le Dr Ndiaye comme directeur de rédaction. Ils sont alors notés et les meilleurs billets publiés.

Au Dr Ndiaye d’ajouter : « Le blogging rentre dans l’offre de formation pour permettre aux étudiants de pratiquer ce qu’ils ont appris en théorie ». Il explique par la suite le besoin d’intégrer un tel module dans sa formation. [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/88121676″ params= »color=ff6600&auto_play=false&show_artwork=true&show_playcount=false&show_comments=false » width= » 100% » height= »81″ iframe= »false » /]

Pour finir, le Dr Ndiaye a tenu à attirer l’attention des autorités sénégalaises sur les difficultés auxquelles est confronté le CESTI. En effet, le CESTI bénéficiait de l’appui des Canadiens et des Français et les étudiants faisaient des stages dans ces pays. Malheureusement, les bailleurs de fonds se sont peu à peu retirés. De plus, c’est le même budget que le gouvernement octroie depuis presque trente ans. Ayant formé de nombreux cadres à la tête de nombreuses administrations, la direction du CESTI souhaiterait que l’Etat sénégalais s’implique un d’avantage. «Nous avons beaucoup d’idées, beaucoup d’ambitions mais nous n’avons pas beaucoup de moyens » conclut-il.

C’est à l’issue donc de cet entretien fort enrichissant que j’ai dis au revoir au CESTI, heureux d’apprendre qu’une telle école, sur laquelle je suis tombé au hasard existait. J’espère maintenant que l’appel du Dr Ndiaye ne tombera pas dans des oreilles de sourds et que le ministère de tutelle insufflera du sang neuf (des fonds) afin de permettre à l’équipe dynamique qui administre cette école de continuer dans sa lancée et de donner au CESTI une nouvelle jeunesse.

Behem pour Mondoblog depuis Dakar

 

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Behem
Community Manager @sc_panci, Redacteur en Chef A. De Men Magazine, Blogueur, Passionné du Web, BBM: 269EDDA1

4 commentaires sur “CESTI ou à l’école des blogueurs

  1. Heureuse de lire cet article Moussa d’autant plus qu’il parle de blogging, une innovation dans notre milieu africain depuis quelques années. Au Cameroun, je ne sais pas s’il y a des écoles de la sorte mais c’est bien de savoir que le Sénégal avance très bien dans le domaine avec beaucoup de jeunes motivés. Espérons donc que cet appel tombe dans les oreilles attentives.

    1. Oui on l’espère véritablement. Que le blogging puisse être enseigner dans les écoles de journalisme un peu partout en Afrique et que le blogueur soit reconnu

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